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</head>
<body bgcolor="#ffffff" text="#000000">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><b
style=""><span style="font-size: 16pt; font-variant: small-caps;">Formation
et destruction de l’attention<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><b
style=""><span style="font-size: 16pt;">L’avenir de
nos établissements d’enseignement<o:p></o:p><br>
à l’époque des
nouvelles industries de programmes<o:p><br>
</o:p></span><o:p><br>
</o:p>Débat organisé par <o:p><br>
</o:p><i style="">Ars Industrialis</i><o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><b
style=""><o:p></o:p>le 12 mai 2007 à 14heures au théâtre de <st1:PersonName
productid="la Colline" w:st="on">la Colline<br>
15 rue Malte Brun, Paris 20°<br>
entrée libre</st1:PersonName></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><b
style=""><st1:PersonName productid="la Colline" w:st="on"></st1:PersonName><o:p></o:p>avec
les participations de<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><b
style=""><o:p></o:p>Denis Kambouchner<o:p></o:p><br>
Catherine Perret<o:p></o:p><br>
Bernard<span style=""> </span>Stiegler<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style=""><o:p> <br>
</o:p></b>Après la deuxième guerre mondiale
– moins d’un siècle après la loi sur l’instruction publique de Jules
Ferry –,
système éducatif et médias entrent en concurrence pour capter
l’attention des
générations nouvelles. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Vers la fin du XXè
siècle, les
industries dites de programmes prennent dans les sociétés industrielles
une
place prépondérante, qui transforme en profondeur la vie politique et
l’économie aussi bien que les activités psychiques, cognitives et
affectives.<span style=""> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, les
conséquences de
ce qui s’avère avoir constitué un véritable conflit entre institutions
de
programmes et industries de programmes apparaissent pour ce qu’elles
sont : les établissements d’enseignement s’effondrent les uns après les
autres. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il en résulte un
désastre
psychologique et social dont une conséquence massive est la liquidation
de la
faculté cognitive, qui est remplacée par l’habileté informationnelle. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La faculté cognitive
est l’un des
liens les plus solides entre le psychique et le social, tel qu’il passe
par la
succession des générations, transformée et sublimée par ce que l’on
appelle les
disciplines, et qui constitue le savoir. La saturation informationnelle
(appelée à tort<span style=""> </span>cognitive – on parle de <i
style="">cognitive overflow syndrom</i>, confondant
par là connaissance et information) est au contraire ce qui désocialise
le
consommateur d’information, précisément dans la mesure où les
connaissances et
les savoirs doivent être psychiquement assimilés en re-parcourant
l’histoire
des disciplines, et par là, la genèse et la transformation des énoncés<span
style=""> </span>de savoir – là où l’information est une
marchandise qui peut et doit être consommée, c’est à dire jetable, et
jetée : jetée dans des décharges d’information, qui forment les
nouvelles
poubelles de l’histoire.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le savoir individue
celui qui
apprend, et qui, par là, se transforme – en intériorisant l’histoire
des
transformations individuelles et collectives en quoi un savoir
consiste.
L’information diffusée par les industries de programmes est au
contraire ce qui
désindividue celui qui la consomme : sa consommation est ce qui
l’empêche
de la transformer en savoir. L’information ne peut devenir matière à
penser et
objet de savoirs qu’à la condition de faire l’objet de transformations,
opérées
selon les règles des disciplines, et qui constituent précisément en
cela des
savoirs. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Mais une telle
transformation de
l’information en savoir ne peut se produire que pour autant qu’elle est
aussi
la transformation de celui qui transforme cette information. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’éducation, conçue
comme
instruction, c’est à dire comme transmission, par des institutions de
programmes, des savoirs ainsi constitués, est ce qui apprend à l’éduqué
à
opérer de telles transformations – par où il s’individue. <i style="">Les
industries de programmes sont au contraire ce qui désapprend ce qui
est appris par les institutions de programmes </i>: l’apprentissage des
disciplines par les institutions de programmes est la <i style="">formation
d’une</i> <i style="">attention</i>
à chaque fois<span style=""> </span>spécifique aux objets de
ces disciplines, et les industries de programmes capturent cette
attention en
la détournant de ces objets institués que sont les objets de savoirs,
et elles
la <i style="">détruisent</i> en tant que faculté de
connaître et expérience du savoir.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Cette destruction de
l’attention
est une désindividuation, et c’est à la lettre une dé-formation : c’est
une <i style="">destruction</i> de cette formation de
l’individu en quoi consiste l’éducation (que l’on appelle en allemand <st1:PersonName
productid="la Bildung" w:st="on">la <i style="">Bildung</i></st1:PersonName>).
</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">C’est pourquoi la
plupart des
innombrables discours qui proposent de réformer l’école commencent par
se
tromper d’enjeu : la <i style="">première</i>
question n’est pas de réformer l’école et les établissements
d’enseignement,
elle est de réformer les industries de programmes, et de leur<span
style=""> </span>imposer des finalités nouvelles d’utilité
publique au service de la reconstitution de la faculté de connaître,
et, plus
généralement, de la reconstitution de l’attention comme soin pris aux
choses, à
soi et aux autres à travers les savoirs : comme souci de l’avenir du
monde tel qu’il constitue la <i style="">raison</i>
de vivre ensemble.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Que l’on doive à
partir de là
réformer nos établissements d’enseignement est évident. Mais une telle
réforme
ne peut être pensée que depuis la réforme des industries de programmes
qui
seule la rendra possible. Et c’est d’autant plus nécessaire et urgent
que
celles-ci entrent en ce moment même dans une la mutation qui est
engendrée
par les réseaux numériques. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les
pouvoirs
publics, qui sont en charge de l’éducation nationale aussi bien que de
la
régulation des industries de programmes, ont aujourd’hui
l’extraordinaire
opportunité<span style=""> </span>de faire en sorte que cette
profonde évolution donne à notre société la chance de reconstituer
l’attention
qui se forme à travers l’éducation, et empêche qu’elle ne constitue au
contraire le coup de grâce qui transformerait définitivement cette
situation
déjà désastreuse en<span style=""> </span>une terrible
catastrophe psychique, sociale, économique et spirituelle.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’actuel état de fait
désastreux
en cette matière – et cette matière est le cœur même du processus
évolutif en
quoi consiste une société – a fini par<span style="">
</span>devenir une véritable panique qui affole de plus en plus les
parents et
les enseignants, dont les tâches (celles des parents comme celles des
enseignants) peuvent de moins en moins être assumées face à l’énormité
des
moyens mis en œuvre par les industries de programmes, qui s’en trouvent
de ce
fait même de plus en plus dénuées de toute vergogne. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">C’est un véritable
état d’urgence
sociale qui s’est ainsi installé, en sorte qu’il semble possible de
voir partout
et à tout moment se déchaîner les conséquences de <i style="">l’inattention
systématiquement provoquée par les industries de
programmes</i>. Là sont les véritables causes du climat d’insécurité
qui règne
dans les sociétés de ce que certains appellent le « capitalisme
culturel »,
c’est à dire le capitalisme où la culture devenue industrie culturelle
est mise
au service exclusif de l’organisation de la consommation par la
standardisation
des comportements mimétiques les mieux adaptés aux intérêts à court
terme de la
production – mais contraires à toute rationalité, c’est à dire à ce qui
constitue un avenir, et à ce que l’on appelle, de nos jours, le « long
terme ». </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les industries de
programmes
canalisent et monopolisent l’attention de ceux qui deviennent ainsi
exclusivement des consommateurs dans la mesure où leurs temps de
consciences
sont dé-formés et littéralement anéantis en tant que conscience devenue
du
« temps de cerveau disponible », ce qui veut dire que le travail de
formation de l’attention assuré par la famille, par l’école et par
l’ensemble
des établissements d’enseignement y est systématiquement défait en vue
de
produire un consommateur dénué de cette capacité d’autonomie aussi bien
morale
que cognitive que l’on appelle la conscience comme libre arbitre – sans
laquelle
il n’y a pas de science autre que ruineuse.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’attention est à la
fois, comme
capacité de concentration, une faculté psychique, et, comme soin pris à
soi et
à son entourage, une faculté sociale. C’est cette double dimension <i
style="">indissociablement</i> psychique et sociale
qui fait de l’attention le socle de toute civilité.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Une telle attention
est ce qui se
forme par divers types de disciplines, individuelles et collectives,
dont les
générations adultes sont en responsabilité de transmettre les savoirs à
leurs
plus jeunes congénères. Les sociétés ne sont <i style="">viables</i>
que pour autant qu’elles parviennent à former
individuellement et collectivement une telle attention au monde qui se
constitue en elles, et à ce qui, en ce monde, se présente comme sa
singularité
même en tant que <i style="">monde en train de se
faire</i>, mais <i style="">toujours menacé de se
défaire</i> – faute de quoi un tel monde ne peut que devenir immonde.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le
système
attentionnel est en ruine parce que les médias de masse ont imposé que
les
critères du marketing canalisent hégémoniquement l’attention par les
psychotechniques et les psychopouvoirs tout à fait révolutionnaires que
les
technologies de l’hallucination audiovisuelle ont rendus possibles,
tandis que
l’école et plus généralement le système éducatif se trouvent totalement
démunis
devant ces mnémotechnologies – qui relèvent cependant de ce que nous
appelons,
dans le Manifeste d’<i style="">Ars</i> <i style="">industrialis</i>,
des <i style="">hypomnémata</i>. Et si nous tenons à conserver ce mot
grec, c’est parce
qu’il est porteur d’une histoire, et que celle-ci enseigne un savoir.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En l’occurrence, elle
enseigne
que c’est par la pratique des <i style="">hypomnémata</i>
que se constitue, dans l’antiquité gréco-romaine, la <i style="">skholè</i>
grecque et l’<i style="">otium </i>romain.
Or, comme son nom l’indique, l’école est une telle <i style="">skholè</i> :
l’école est ce que le grec appelle<i style=""> to skholèion</i>. Et
lorsque Jules ferry
impose l’instruction publique obligatoire dans le cadre de son
entreprise de
laïcisation de l’Etat, il entend permettre à tout petit français de
sortir du
monde borné des subsistances dans lequel il est enfermé en tant
qu’enfant de
paysan qu’il est très majoritairement pour lui donner accès à un <i
style="">otium </i>:<span style=""> </span>l’école moderne est dans
le démocratie
industrielle l’institution d’un <i style="">otium</i>
du peuple.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Apprendre, c’est
d’abord retenir.
Et cela signifie que le système éducatif est un dispositif par lequel
les
nouvelles générations intériorisent analytiquement et apprennent à
synthétiser
les <i style="">rétentions</i> accumulées par les
générations précédentes. La « rétention » est le nom phénoménologique
de ce qui est en général retenu par une conscience. Cependant, la
rétention est
une opération qui s’apprend, comme le montre par exemple l’expérience
si
scolaire de la récitation. Et ce que montre cette expérience, c’est que
les
rétentions sont toujours mnémo-techniquement constituées.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">D’une façon générale,
l’éducation, en toute société, est ce qui repose sur l’intériorisation
de
telles mnémotechniques – que ce soit par des rituels,par<span style="">
</span>des cultes, ou par des enseignements. L’<i style="">otium</i> du
peuple institué par Jules Ferry
est ce qui repose sur une intériorisation systématique de la
mnémotechnique qui
fonde le savoir occidental : la lettre. Et <i style="">alphabétiser</i>,
comme cet infinitif l’indique si clairement, c’est
transformer les capacités attentionnelles des jeunes générations en
leur
faisant acquérir une capacité rétentionnnelle commune, qui est<span
style=""> </span>également commune à toutes<span style=""> </span>les
disciplines qui constituent en cela <i style="">le</i> savoir. Cette
capacité
rétentionnnelle commune est la lettre par laquelle les jeunes
générations
peuvent dès lors accéder <i style="">à la lettre</i>
à ce qui s’est rétentionnellement accumulé sous forme d’ouvrages et
comme
disciplines des savoirs constitués, et dont la transmission instituée
est la
condition de leur enrichissement par le renouvellement de jeunes
générations
lettrées – c’est à dire mnémotechniquement (hypomnésiquement)
appareillées et
formées.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Un tel renouvellement
des savoirs
par le renouvellement des générations est ce qui est rendu possible par
le fait
que l’intériorisation institutionnelle des rétentions est ce qui ouvre
des
possibilités d’anticipation, ce que Husserl appelle des protentions.
Les
protentions qui se forment ainsi par la transmission des rétentions
forment des
capacités d’attention à la fois psychique et sociale qui fondent des
possibilités d’individuations singulières, inédites et porteuses de
désirs et
d’anticipations. Ce sont ces possibilités qui sont porteuses de
l’avenir des
savoirs – qui restent toujours à venir : la science est intrinsèquement
inachevée parce que le monde ne cesse de se faire et de se défaire. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La construction de
l’attention
est donc ce qui consiste dans l’intériorisation de rétentions en vue de
former
des compétences protentionnelles – c’est à dire des individus dotés de
cette
forme d’attention que l’on appelle la conscience, et qui n’est pas une
faculté
donnée à la naissance, mais une construction sociale, et qui repose<span
style=""> </span>toujours sur l’intériorisation d’une
mnémotechnique. Tout notre héritage académique s’est ainsi constitué
sur la
base d’une culture de la lettre comme<span style="">
</span>technique rétentionnelle des lettrés. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Cependant, à l’époque
moderne, il
a perduré dans l’ignorance profonde – sinon dans le mépris – des
nouvelles
formes de mnémotechnologies issues des appareils analogiques puis
numériques.
De plus, tout notre héritage métaphysique et épistémologique a consisté
à
dénier<span style=""> </span>systématiquement, à la suite
d’une injonction venue de Platon, et de son dialogue <i style="">Phèdre</i>,
le caractère hypomnésique (c’est à dire mnémotechnique, et
en cela matériel) de la vie de l’esprit – au risque de voir s’effondrer
la
« valeur esprit », et sans rien y pouvoir faire, comme le pressent
Paul Valéry.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Autrement dit,
l’impuissance
publique face à l’effondrement de nos établissements d’enseignement
procède
largement d’une dénégation, par le monde intellectuel, du caractère
mnémotechnique et hypomnésique des savoirs sous toutes leurs formes –
tandis
que la domination des industries de programmes sur les institutions de
programmes procèdent d’une maîtrise empirique des psychotechniques qui
constitue les mnémotechnologies contemporaines, et forment le
psychopouvoir qui
parachève le biopouvoir analysé par Michel Foucault. </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Nous pensons que
cette situation
n’a rien d’une fatalité. Mais nous pensons aussi que les discours
habituels
pour « repenser l’école » négligent gravement ces aspects – qui sont
les toutes premières questions qui doivent être mises au cœur du
nouveau projet
d’économie politique nationale et européenne dont notre pays a le plus
grand
besoin – et doivent donc être dépassés.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><st1:PersonName
productid="La France" w:st="on">La France</st1:PersonName> sera
bientôt
gouvernée dans le cadre d’un nouveau mandat présidentiel et de nouveaux
mandats
législatifs. Nous appelons les nouveaux responsables qui seront issus
des
scrutins à venir à organiser dès l’automne prochain un débat public
très large
et très approfondi sur les enjeux de la destruction de l’attention
induits par
le développement incessant des industries de programmes. Nous appelons
également la population française, et en particulier les parents et les
enseignants, à signer massivement cet appel. Nous constituerons dans
les
semaines qui viennent un comité de vigilance qui se chargera d’adresser
des
questions aux autorités en charge de cette situation d’ensemble, de
recueillir
leurs réponses, et de les faire connaître par<span style="">
</span>diverses voies.</p>
</body>
</html>